lundi 28 juillet 2014

Comme un lundi

Margaret Bourke -White Workers at American Woolen Co. 1935 by dovima_is_devine_II, via Flickr




Lundi...........................
Il est bientôt 15h, je m'endors sur mon clavier.
Dur de se remettre d'un weekend riche en émotions. Je ne suis pas partie, non non non. 
Je suis restée sur Paris. Mais ce fût comme une escapade. 
J'adore ce genre de we où l'on sent que l'on a fait quelque chose, où même le dimanche a été constructif. Enfin, constructif n'est pas le mot, je dirais plutôt actif. 
Un dimanche dehors, un dimanche hors de son lit. Voilà un dimanche réussi.
Bruncher en pique-nique, se balader dans le Marais et manger une glace, se poser dans un parc en écoutant les airs de jazz joués par une bande juste à côté... et finir sa journée au cinéma, pour décompresser, pour s'évader une dernière fois avant la lourde semaine de travail à venir.




Je dis lourde semaine de travail mais je reste toujours aussi peu productive. En effet, j'ai l'impression d'aller trop vite dans les tâches qu'ils me donnent. Je ne me balance pas des fleurs. Mais j'ai l'impression qu'ils triplent le temps nécessaire pour accomplir une tâche. Ils aiment également ne pas préciser la mission à accomplir. Ne pas donner toutes les informations, histoire que l'on se casse les dents sur des choses extrêmement futiles mais essentielles à l'accomplissement de notre travail. C'est l'heure logique d'inculcation de la connaissance. Je suis pour l'apprentissage par la pratique mais cela dépasse mon entendement lorsque l'on prône des valeurs d'efficacité et de réussite. 
Par exemple, j'ai 4 tâches à faire pour dans 1 mois, 2 m'ont été données vendredi et 2 ce matin. J'en ai déjà fini 3 et entamée la dernière... Sérieusement, suis je complètement à la masse sur leurs manières de travailler? de prendre les choses en compte? Parce qu'entre 2 jours et 1 mois il y a quand même un gap intersidéral. Mes collègues ont toujours l'air d'être occupés... du coup je me demande si ce n'est pas moi le problème..
Le pire est que, le peu que je fais me donne l'impression de n'être que du vent. De la fumée. Je me sens comme l'ouvrier aliéné par son travail, l'ouvrier déconnecté de l'aboutissement de sa tâche... 
Et me voilà parlant d'ouvrier, d'aliénation, d'incompréhension de la direction... me voilà tombant dans une révolte prolétarienne au milieu d'une entreprise vantant capitalisme et réussite personnelle.... 


Comme un lundi, je refais le monde, j'enfonce des portes fermées parce que j'ai l'impression d'avoir l'esprit clair après 2 jours off. J'ai l'impression que le we a "lavé" tous les échecs et qu'il est désormais possible de repartir sur de nouvelles bases... Le réveil est dur. 
Il est 15h07, ma parenthèse est terminée.

Plus que 5 jours.... !

jeudi 24 juillet 2014

Pamphlet du jeudi

A great recipe for Sauteed French Green Beans with Toasted Almonds.  Although, if you want an easier version- I have been making mine like this for years with just frozen slender green beans simply sauteed in butter with the almonds.
Jeudi, jour de toutes les émotions. Matin chagrin, midi gentil, aprem extrême. Jeudi, trop tard pour le début, trop tôt pour la fin. Jeudi, jour où le week end s'approche vitesse grand V mais reste flou. L'angoisse de ne pas savoir ce que l'on fera dans 2 jours se fait présente. On commence à jeter des hameçons un peu partout, à fouiner sur la vaste toile... tout ça pour trouver THE thing to do. La thing qui te fera paraître nabab le lundi matin. 
Le jeudi c'est les préparatifs, c'est la pré-excitation du vendredi. Et c'est  pour ça que j'adore ce jour. Un jour bâtard qui réussit à être plaisant. Qui commence par un "pfff encore 2 jours à tirer" et qui finit par un "demain c'est vendredi :-)". 
Le jeudi c'est notre deadline intérieure pour le boulot. "allez je boucle ce qui est urgent/important jeudi, je laisse les broutilles pour le vendredi, comme ça  je serai tranquille". Le jeudi, sauveur du stress, assistant zenitude depuis toujours.
Jeudi étudiant, jeudi soirée. jeudi de pont. Je dis oui. 
Vive le jeudi.

xx

If you're reading this on a Thursday... Then tomorrow it is FRIDAY!!!

mercredi 23 juillet 2014

L'ennui, vice créatif.

Stage commencé depuis moins d'1 mois. Je me demande ce que je fais là. Peut être que c'est parce que mon maître de stage est en vacances depuis 2 semaines que j'ai vraiment l'impression de me la couler douce... Pourtant j'ai une "to-do-list" à faire en son absence. Je suis "sensée" avoir du boulot. Oui oui, je vous assure. Mais cette fameuse liste est aussi limpide que la Seine...
J'ai tout de même pas mal avancé sur les travaux que je devais faire...
Je ne me plains pas. Loin de là, je suis actuellement payée (certes payée comme une stagiaire mais payée!) à ne rien foutre, ou plutôt à faire le minimum syndical. Ce n'est pas ma faute. Pire, c'est même mon fardeau. De tempérament bosseuse (je ne me jette absolument aucune fleur, je déteste juste l'ennui), cette situation est un affront.
Pour tromper cet ennui Ô combien mortel, je vais écrire. Je vais vous faire partager toutes ces choses qui m'agace, dans mon stage, dans ma vie, dans la vie en générale. Je crois que ce sera un moyen d'exorciser. Certes je n'ai pas de travail en ce moment, mais je sens que cela va venir progressivement. Peut être que je n'aurai plus le temps de vous compter mes aventures, nous verrons. Enfin, pour l'instant, la question ne se pose pas... je me fais chier comme un rat mort (je ne trouve pas meilleure image pour décrire la situation).

Je lève les yeux : open space vide. Tout le monde est en réunion... Bien... Je pense que je vais aller me faire une pause (6ème de la journée, il est 15h, encore 3h30...)


xx