Il est bientôt 15h, je m'endors sur mon clavier.
Dur de se remettre d'un weekend riche en émotions. Je ne suis pas partie, non non non.
Je suis restée sur Paris. Mais ce fût comme une escapade.
J'adore ce genre de we où l'on sent que l'on a fait quelque chose, où même le dimanche a été constructif. Enfin, constructif n'est pas le mot, je dirais plutôt actif.
Un dimanche dehors, un dimanche hors de son lit. Voilà un dimanche réussi.
Bruncher en pique-nique, se balader dans le Marais et manger une glace, se poser dans un parc en écoutant les airs de jazz joués par une bande juste à côté... et finir sa journée au cinéma, pour décompresser, pour s'évader une dernière fois avant la lourde semaine de travail à venir.
Je dis lourde semaine de travail mais je reste toujours aussi peu productive. En effet, j'ai l'impression d'aller trop vite dans les tâches qu'ils me donnent. Je ne me balance pas des fleurs. Mais j'ai l'impression qu'ils triplent le temps nécessaire pour accomplir une tâche. Ils aiment également ne pas préciser la mission à accomplir. Ne pas donner toutes les informations, histoire que l'on se casse les dents sur des choses extrêmement futiles mais essentielles à l'accomplissement de notre travail. C'est l'heure logique d'inculcation de la connaissance. Je suis pour l'apprentissage par la pratique mais cela dépasse mon entendement lorsque l'on prône des valeurs d'efficacité et de réussite.
Par exemple, j'ai 4 tâches à faire pour dans 1 mois, 2 m'ont été données vendredi et 2 ce matin. J'en ai déjà fini 3 et entamée la dernière... Sérieusement, suis je complètement à la masse sur leurs manières de travailler? de prendre les choses en compte? Parce qu'entre 2 jours et 1 mois il y a quand même un gap intersidéral. Mes collègues ont toujours l'air d'être occupés... du coup je me demande si ce n'est pas moi le problème..
Le pire est que, le peu que je fais me donne l'impression de n'être que du vent. De la fumée. Je me sens comme l'ouvrier aliéné par son travail, l'ouvrier déconnecté de l'aboutissement de sa tâche...
Et me voilà parlant d'ouvrier, d'aliénation, d'incompréhension de la direction... me voilà tombant dans une révolte prolétarienne au milieu d'une entreprise vantant capitalisme et réussite personnelle....
Comme un lundi, je refais le monde, j'enfonce des portes fermées parce que j'ai l'impression d'avoir l'esprit clair après 2 jours off. J'ai l'impression que le we a "lavé" tous les échecs et qu'il est désormais possible de repartir sur de nouvelles bases... Le réveil est dur.
Il est 15h07, ma parenthèse est terminée.
Plus que 5 jours.... !
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