jeudi 28 août 2014

I want you to mark me right now




Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens. De la profonde déception, peut être une partie de tristesse, et une autre de regrets. Un sentiment d'inachevé. J'ai trop fantasmé et espéré. J'ai attendu cette date avec tant d'envie. J'ai bâti des châteaux en Espagne, j'ai osé me projeter. Ce fut fatal.

Ce weekend que j'attendais avec tant d'impatience. C'était une de mes dates butoirs, importantes. Une date clé de mon agenda, un tournant. Une date qui était sensée signifier un avant et un après ou du moins une mise au point. Tout clarifier, pour le meilleur. 
Je devais le revoir ce weekend. Il devait se passer quelque chose. Forcément. C'était obligé. Pourquoi n'aurais-ce pas été le cas? Il s'était toujours passé un truc entre nous. Nous avions 3 jours alors forcément ...

A chaque fois c'est la même chose. J'espère, j'attends, je projette et... rien. Absolument rien. Comme les enfants, je n'apprends pas de mes erreurs. Je ne retiens pas la leçon : "arrêtes d'espérer et d'attendre quelque chose des autres , stop, arrêtes de te faire autant de mal". 
Alors voilà, malgré mes tentatives d'apaisement, d'oubli, des "c'est juste un week end comme les autres", et bien cela n'a pas manqué.
Un week end de mal en pis. De déception en déception, d'attente d'un mouvement de sa part. Mais RIEN. RIEN. 
Alors sur le coup on est déçu, on est en colère, en colère contre lui. "Mais pourquoi ne fait il rien? Pourquoi il n'agit pas? Qu'est ce qu'il attend???"
Puis une fois le week end terminé, viens la colère, la colère contre soi même. "J'ai été idiote, pourquoi n'ai je rien fais moi aussi? J'aurais dû être plus pro active, aller au devant, lui montrer que OUI il a sa chance, la porte est ouverte, être ces filles intéressantes vers qui on souhaite aller". 
J'aurais dû. Regrets.
A cette colère s'ajoute la réflexion , pas forcément positive. On se demande si tout ça n'était pas qu'un rêve. Si on a pas juste complètement extrapolé cette histoire. Si de son côté, le côté de l'homme, c'est purement platonique et qu'il n'a rien remarqué. Et après, on se dit que NON, on n'a rien inventé, on n'est pas fou, il s'est passé quelque chose! L'intimité ne s'invente pas! Alors oui, certes, nous n'étions pas seuls. La pression sociale des autres est forcément dissuasive et vous empêche souvent de faire ce dont vous avez envie. La preuve en est que j'avais envie d'aller vers lui. De recréer ces moments d'intimité. Mais les autres... Impossible. Regrets.

Oui mais pourquoi est ce que j'attends quelque chose de quelqu'un qu'au fond, je ne connais pas ? Pourquoi ais je cette attirance vers un inconnu? Pourquoi je m'attache à ces sans-lendemain? Je n'arrive pas à me l'ôter de la tête. Je deviens jalouse. J'ai peur. Je crains d'être érotomane , bizarre, une fille étrange aux idées folles. Je doute de moi, car je doute de lui. Ou est ce le contraire ? Regrets.

J'hésite à lui envoyer un message. Juste un. Juste pour lui demander, me fixer, être sure, vous voyez? Lui demander d'une manière générale, quel était son comportement, son avis à mon égard.  Je ne veux pas forcément envoyer un message pour qu'il se passe un truc par la suite. Non , plutôt un message pour comprendre et me faire avancer. Pour savoir si je deviens complètement folle , si mon esprit a décidé de se tirer la malle ou si c'est juste une incompréhension totale. J'aimerais qu'il me réponde, m'indique ce que lui a pensé de toi ça. Si , tout comme moi c'est par peur du regard des autres qu'il n'a rien tenté... Oui mais pourquoi m'a t il pratiquement ignore ? J'ai envie de lui demander. Pourquoi faire comme si je n'étais pas là? 
J'ai envie de lui écrire, dois je le faire?
A qui en parler?


Je crois que, ce qui transparaît au final, c'est mon manque de communication. J'ai besoin de tout avouer. De me vider. C'est une pensée vraiment paradoxale. Je me sens déjà vide pourtant... Mais en réalité c'est un vide particulier. Un Vide d'amour et de sentiments positifs. Au fond, je suis remplie. Oui remplie, mais de remords, de regrets et de déception. Ça, c'est certain. Et c'est bien la seule chose dont je sois certaine...




PS : et c'est marrant la vie. j'écoute un album des lilly wood & the prick depuis 2 ans, ("The Fight"), et je n'avais jamais remarqué une de leur chanson avant hier : "No Mark" . Sur un coup de tête j'ai décidé de réécouter leur album avant hier et bim je tombe sur cette pépite. Pas vraiment une pépite en fait mais juste une chanson qui m'arrache le cœur et l'esprit par sa véracité, par sa corrélation avec mon état. J'aurais pu écrire cette chanson. J'aurais pu vraiment écrire cette chanson. 
Je vous laisse un extrait des paroles : 


Last October by the sea or the ocean, I don't really remember.
But anyway I met this guy, and we played cards.
I didn't really like him at first, I thought he was so pretentious.
But I was wrong and I realize that now.
You know how crazy it is when you meet someone
And you spend a few hours with them 
And you never really recover from it?
You get real mad at yourself and real mad at them too.
Then it's gone and you wonder if it is hate or love
But it can't be hate or love cause I don't even know the guy.

He loved me with no mark no mark

Then last January I met this first guy's best friend
And we listened to music for hours.
You know how crazy it is when you meet someone
And it feels like you've known them forever.
You get really excited and start expecting things
And you realize you're on your own
Cause the guy is lost and you're pretty lost too.
Then it's all gone and you regret meeting both of them.
I think if you expect too much of things and people in general
You can only be disappointed.

He loved me with no mark no mark

I want you to mark me right now

mercredi 20 août 2014

De la solitude à l'introspection (en passant par la télévision)

Photo


Atteinte du point de non-retour. A partir d'aujourd'hui j'erre en silence.
Rien de particulier pour activer cet état. Seulement la solitude qui depuis 1 semaine me hante. Elle m'accompagne depuis bien plus longtemps, mais d'habitude c'est une solitude entourée. Je pense la solitude, mais je ne suis pas seule. 
Aujourd'hui c'est une solitude mentale ET physique. Je me sens seule et je suis seule. 
Je rentre chez moi, le vide. La TV, pourtant objet de répulsion personnelle, devient ma compagne. Elle est ainsi mon acolyte dans ces heures sombres. 
Relation d'amour et de haine avec la solitude... J'aime ma liberté, mon indépendance, soit ma solitude ponctuelle. Je hais mon isolationnisme, mon vide mental, ma solitude à rallonge. 
Je veux me (ré) entourer. Et pourtant j'ai l'impression qu'il est trop tard. Prise de conscience tardive qui me bouscule. Cela me trouble et je vacille.
Je trébuche sur les "inachevés" de ma vie.
Seule , l'introspection prend toute son envergure. Elle devient une obsession. En tête à tête avec soi-même dit on. Oui, c'est cela. Je me retrouve face à mes peurs, mes regrets, mes remords, mes envies inassouvies, mes passions frustrées... Je me retrouve avec cette immense iceberg que je veux cacher. Il refait surface, insubmersible. Comment le noyer à jamais? La solution est (peut-être) de déterminer chacune de ses parties, de les analyser et de les exterminer une à une. La solution est donc l'affrontement.
Pas de fumée sans feu. Pas d'épuration sans violence. 

Voilà donc ma torpeur, cette solitude latente qui s'immisce partout et qui me pousse à bout / au bout... 

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mercredi 13 août 2014

Pensées décousues : évasion, objectifs et faim.

J'ai faim. J'ai siiiiiiiiiii faim.
De pleins de choses. Surtout d'aventure.



J'ai faim de lecture, de films, de culture, d'évasion, de voyages et de rencontres. J'ai faim d'envolée lyrique et de repas gastronomique. J'ai envie de courir au bord de l'eau à en perdre haleine et j'ai envie de rester blottie au fond de mon lit. 
Je rêve de traverser l'atlantique, partir voir la grande Amérique. De prendre mon sac à dos et de marcher errer sentir la nouveauté. Voir des endroits incroyables, d'une beauté exceptionnelle et d'un dépaysement total. Je veux sauter dans l'inconnu, mais un inconnu prévisible. Un inconnu en terme d'expérience mais totalement préparé et appréhendé. 
Le fait d'être assise sur une chaise en face d'un ordinateur environ 10h par jour aide à avoir ce genre de réflexion et d'envie. 
Regarder l'heure toutes les 2 minutes vous fait prendre conscience de la longueur des tâches inutiles et inintéressantes. Vous vous rendez compte que votre activité vous est totalement étrangère. Vous n'appartenez pas à ce que vous faites mais au temps et à l'objectif lié à la fin de cette activité. 
Par exemple, prenons mon cas. 
Il est 17h48 précisément.Je sais que dans exactement 1h, je serais sur le quai et je monterai dans le rer. Je le sais et c'est mon objectif. Tout ce que je vais faire durant cette heure sera futilité et comblera mon attente. Alors j'ai faim. J'ai faim durant cette attente car je m'ennui. Je n'ai rien d'autres à faire que de penser à tout ce que j'aimerai faire mais que je ne peux pas faire, là, assise derrière mon bureau. 

J'essaie de planifier les jours à venir pour me donner des objectifs en dehors du boulot. Me dire que je construis quelque chose malgré ces 10h quotidiennes qui me bouffent l'esprit, la joie et la motivation.  Je trouve cette situation horrible. 



mardi 5 août 2014

Les belles idées inactives

Smoking kills. It still looks great on pictures though


1.2.3.4. C'est la mort 5.6.7.8. En août, personne au bureau, c'est Waterloo mort de plaine. 9.10.11.12. Help.

A mesure que mon stage m'ennuie, j'essaie de trouver ce qui m'excite. Je cherche quel boulot , quel domaine, entreprise, poste etc... pourrait être PLUS intéressant que là où je suis actuellement. 

Je suis un pur produit de la jeunesse actuelle...

Jeunesse paumée qui sait ce qu'elle NE veut PAS mais pas ce qu'elle veut. Jeunesse indécise, capricieuse, critique et maussade. Une jeunesse qui vit dans le "vintage" bien heureux, le vintage de la folie, des années d'opulence. Une jeunesse perdue dans la "globalité". Qui au lieu d'errer dans les rues comme le faisaient ses grands-parents, erre sur le Net en quête de pseudos occupations. 

Je fais partie de cette génération pleine d'ambition, d'envie, de fausse motivation. Celle qui préfère "pinter" sur Pinterest des choses qu'elles voudraient faire, plutôt que de réellement  les accomplir. 
J'appelle cette jeunesse: la génération des belles idées inactives. Elle fait croire qu'elle veut révolutionner le monde, qu'avec elle, la société de demain sera meilleure en étant tout SAUF ce qui existe déjà. Elle a pour moi d'ordre l'innovation. Elle crache sur les erreurs passées, sur un système qui ne lui correspond pas.  
Mais elle est bourrée de paradoxe. Vous me direz que c'est une partie de la définition de la jeunesse, être composée de tout et son contraire. Mais je pense que cet état atteint son paroxysme. 
L'indécision est grandissante. On fait semblant d'agir, on agit sur le virtuel, mais qu'est ce qu'on a le soir? sinon deux bras deux jambes et un lit, vide ? 

Je fais partie de cette génération dont je parle. 
Mon futur est un putain de chemin broussailleux encore inexploré. 
Je n'ai jamais su ce que je voulais. J'ai toujours été ce genre d'enfant qui a une obsession, qui dure entre 2 heures et 1 an mais qui reste éphémère. Vétérinaire, Exploratrice, Pilote d'avion de chasse, Diplomate, Agent des renseignements, Graphiste, Economiste... Rien.  Voilà une liste non exhaustive de tous les métiers que j'ai voulu un temps exercé. Passé le bac j'ai suivi la voie de tous ceux dans mon cas, des paumés de l'existence qui se démerdent pas trop mal à l'école, qui ont entendu parler des nombreux débouchés des fameuses "grandes écoles" et qui se disent pourquoi pas puisqu'on ne me propose rien de mieux... , bref j'ai fais une classe prépa. Bilan : 2 ans d'apprentissage acharné pour intégré une "école supérieure de commerce". Et je ne savais toujours pas ce que je voulais faire.
Aujourd'hui, je ne suis pas plus avancée. L'école ne m'a rien appris, seulement à compter sur moi même, et que les idéaux sont à jeter au placard. Génial. 12,000€ l'année pour avoir une ligne en gras sur un CV mais absolument aucune adresse où l'envoyer. Miracle de l'innovation éducative. j'aurai aimé inventer ce système, la poule aux œufs d'or, la machine à créer des errants comme moi en fait. 
Mais je laisse ma rancœur envers le système éducatif à d'autres jours. 
Je vois vers l'avant, et la vue est actuellement obstruée. 
Mon stage m'ennuie à mourir. Je déteste tout, je déteste être derrière mon bureau, la gueule devant le pc toute la journée, les yeux explosés en fin de journée et le dos en compote à cause de ces chaises pourries. Je déteste lever la tête et voir toute cette armée de clones, avec la même position, identique à la mienne. Je déteste de pas voir l'objet de mon travail. Ne pas être maître de ce que je fais, être dans l'attente de la validation d'un tel, de l'appuie de machin et enfin de l'accord de truc. Je déteste ces processus. Je déteste mon poste, mon inactivité, ma clandestinité. Je déteste ce que je vends, ou ce que j'essaie de vendre plutôt. Je déteste la perspective des 5 mois à venir, puis des 4 autres. Je déteste me sentir inutile. Je déteste détester, critiquer et être amère. 
J'aimerai aimer ce que je fais. Être pro active, être à fond dans mon travail, KIFFER ma life ! J'aimerai être fière, être heureuse et contente du produit de ma journée. Me dire "c'est moi qui l'ai fait". Être complètement autocentrée . Je m'en carre. J'aimerai découvrir ce qui me motive, me fait avancer, me pousse à me dépasser, ce pour quoi j'ai envie de me tailler les veines, ce pour quoi je ferai des pieds et des poings... J'aimerai être enjouer en me levant le matin, en discutant avec mes amis, ma famille. J'aimerai qu'enfin je me pose, je trouve mon leit motiv, qu'un élément déclencheur me montre ce pour quoi je suis faite. 
J'aimerai beaucoup de chose. Mais, surtout, j'aimerai enlever toute détestation. 

Ouai, en fait, je vais VRAIMENT partie de cette putain de jeunesse des belles idées... inactives. J'écris ce qui me fait chier mais je fais rien pour changer. 

vendredi 1 août 2014

Déprime weekendale

rainy days

Hello c'est vendredi !

Que la semaine est passée vite ! Je n'arrive pas à croire que nous soyons déjà vendredi... J'ai l'impression d'avoir achevé mon dimanche hier soir !
Je ne vais pas me plaindre... loin de là. J'accueille le WE avec joie. En général. Car ce vendredi, je ne suis pas d'humeur particulièrement joviale. Pas de plans précis, ou du moins de plans exaltant pour ces 2 jours qui arrivent. Pas de party, pas de grosses sorties, pas d'events de OUF. Juste des idées comme ça, des déjeuners à organiser.. bref rien de 1) palpitant 2) motivant.
Je vous l'ai déjà dit, je déteste ne rien faire, et encore plus le week end. Je suis donc dans un état de pré-déprime-weekendale (invention de mot abracadabrantesque qui cependant d'écrit parfaitement la situation).

Allez, ciao bye bye, j'me tire de cet environnement déprimant.