lundi 15 septembre 2014

22 années de ... De quoi?

Il est 00:08, j'ai 22 ans depuis 8 min.
22. 
Déjà.
22.

Jamais je ne m'imaginais comme ça à 22 ans. 
Plus de déception que de satisfaction? Sans doute.

Cet anniversaire, je l'ai longtemps oublié . Surtout car je voulais l'oublier. Je ne suis pas anniversaire, encore moins cette année et sans doute pire les années suivantes...
J'ai peur de veillir. Non pas pour les causes physiques, le fait d'être dépassée etc... Non j'ai peur de veillir car j'ai peur de ne pas évoluer. D'être dans la même situation pour les années à venir.
Les anniversaires, quoi qu'on en pense, et qu'importe l'importance qu'on y accorde , sont l'occasion de faire le point. De se dire , " j'ai tel âge l'année dernière je pensais faire ça dans l'année . 1 an... Ça passe vite"

Voici mon premier dégoût lié à mon anniversaire.

Il est 00:13. J'ai 22 ans depuis 13 min.

Mon deuxième dégoût , c'est cette fausse empathie de l'entourage lointain. De ceux que l'on croise une fois de temps en temps, les collègues, les copains de copains. Pourquoi faire semblant? 
La quantité je m'en fous, l'important c'est la qualité des souhaits de bon anniversaire.
Mais j'ai souvent l'impression d'être oublié par ceux qui m'entourent le plus souvent. J'ai 22 ans depuis 15 min, j'ai reçu 1 message. C'est tout. Alors que je suis sensée être amie avec pas mal de monde... Mais c'est cette omniprésence de l'Internet, de la communication rapide excessive et disruptive qui nous pousse à toujours attendre plus des autres.
Alors je relativise et me dit que non je ne suis absolument pas exceptionnel, et que tout comme les autres j'oublie les choses telles que les anniversaire car je trouve moi même cela futile.

Il est 00:17. J'ai 22 ans depuis 17 min.
Et je suis fatiguée.
Je vais dormir, ou du moins essayer. 

A demain. Je suis inspirée en ce jour de vieillesse.



Il est 11:15. J'ai 22 ans depuis 11h et 15 min.
Saviez vous que ce sont c'est en ces jours d'anniversaire que l'on découvre les personnes les plus attentionnées?
Celles qui vous envoient un message de bon matin, rempli de bonheur et d'ambition.
Un paquet de gateau et des bonbons offerts. Un plaisir. Des petits riens.
C'est une belle journée aujourd'hui, le soleil est là. Pas de problème à l'horizon, je pourrais presque être heureuse...



Il est 17h12. J'ai 22 ans depuis 17h et 12 min.
Je suis au fond. Triste et désemparée.
Dois je évaluer ma solitude au nombre de message d'anniversaire reçu? Dois je prendre en compte les oublis, les personnes plus attentionnées?
Nous ne sommes aucunement une star. L'anniversaire n'est pas un reflet de célébrité.
J'ai le coeur serré, et l'estomac noué. Pourquoi?
Je sais pourquoi... je ne veux juste pas le dire, l'affirmer, le mettre par écrit.  L'écrire serait un aveu de faiblesse. Je ne veux pas être faible. Je suis faible. Je ne veux pas le montrer.
Je vais franchir le pas. Je suis perdue car Il n'a donné aucun signe de vie. Il lui reste exactement 6h et quarante minutes pour se manifester, sans quoi je pourrais définitivement mettre une croix dessus...
Il a fait une croix sur moi... L'ais je oublié? Oui je l'ai oublié. J'ai préféré oublier. J'ai remis mes œillères et j'ai emmerdé la croix. Je l'ai envoyé valdinguer. faire des roulés boulés dans les regrets.
Il ne me dira rien. Il ne m'adressera aucun message. Pourquoi est ce que j'espère?
Pourquoi je ne lâche pas l'affaire?
Pourquoi je pense à lui en ce moment, ce jour?
Lui, il n'y pense pas. Il a tiré sa croix vous vous souvenez? Croix de malheur.
Il est égoïste, ce que je déteste en lui c'est ce qui m'attire.
Je suis foutue.
Foutue.
J'ai 22 ans, et ma tristesse est si grande...... trop grande pour cette jeunesse.



Il est 18h05. J'ai 22 ans depuis 18h et 05min.
J'ai juste envie de me casser de ce boulot de merde. Ils me font tous chier. Personne n'est parti, je vais passer pour la jemenfoutiste de base en me cassant si tôt. Mais rien à foutre. Ils me soulent, tous. Je les méprise.
Pas de nouvelles de l'autre coco. C'est sur je n'en aurais pas . Pourquoi j'espère putain?
Je suis en colère contre moi même d'espérer. J'arrête pas de me dire d'arrêter. ARRÊTES putain ! STOP le désastre !!! C'est de l'auto destruction arrivé à ce stade !
Je veux juste rentrer, me démaquiller, mettre mon pyj et DORMIR.
Oublier ce jour de merde, cette vie de merde. Cette ambiance de merde. Oublier. S'effondrer. C'est tellement plus facile de baisser les bras et d'être fataliste.

Il est 00:38. J'ai 22 ans. Je ne compte plus les heures et minutes.
Je pense avoir passé l'anniversaire le plus seule et triste. 
J'étais entourée de ma " famille " et pourtant j'étais absente. Hors de table et des conversations. Le rire triste et l'envie de fondre en larmes à chaque détour de phrase . 
J'ai limpression de ne rien avoir accompli en 1 an. 21,22 ... C'est bien la même chose ... 
Je le répète j'ai le cœur serré.
Je suis sûrement malade.
J'ai aucune raison pour être comme ça. Je me sens pourtant si seule ... Seule ... 
Est ce que mes 23 ans seront aussi triste ? 
J'appréhende de veillir car c'est m'éloigner de tous les accomplissements que je veux, c'est dire adieu aux rêves petit à petit.

J'ai 22 ans, et une mélancolie puissance mille en moi même. Je suis vidée , vide.


J'ai 22 ans et des regrets pleins les poches. 



jeudi 28 août 2014

I want you to mark me right now




Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens. De la profonde déception, peut être une partie de tristesse, et une autre de regrets. Un sentiment d'inachevé. J'ai trop fantasmé et espéré. J'ai attendu cette date avec tant d'envie. J'ai bâti des châteaux en Espagne, j'ai osé me projeter. Ce fut fatal.

Ce weekend que j'attendais avec tant d'impatience. C'était une de mes dates butoirs, importantes. Une date clé de mon agenda, un tournant. Une date qui était sensée signifier un avant et un après ou du moins une mise au point. Tout clarifier, pour le meilleur. 
Je devais le revoir ce weekend. Il devait se passer quelque chose. Forcément. C'était obligé. Pourquoi n'aurais-ce pas été le cas? Il s'était toujours passé un truc entre nous. Nous avions 3 jours alors forcément ...

A chaque fois c'est la même chose. J'espère, j'attends, je projette et... rien. Absolument rien. Comme les enfants, je n'apprends pas de mes erreurs. Je ne retiens pas la leçon : "arrêtes d'espérer et d'attendre quelque chose des autres , stop, arrêtes de te faire autant de mal". 
Alors voilà, malgré mes tentatives d'apaisement, d'oubli, des "c'est juste un week end comme les autres", et bien cela n'a pas manqué.
Un week end de mal en pis. De déception en déception, d'attente d'un mouvement de sa part. Mais RIEN. RIEN. 
Alors sur le coup on est déçu, on est en colère, en colère contre lui. "Mais pourquoi ne fait il rien? Pourquoi il n'agit pas? Qu'est ce qu'il attend???"
Puis une fois le week end terminé, viens la colère, la colère contre soi même. "J'ai été idiote, pourquoi n'ai je rien fais moi aussi? J'aurais dû être plus pro active, aller au devant, lui montrer que OUI il a sa chance, la porte est ouverte, être ces filles intéressantes vers qui on souhaite aller". 
J'aurais dû. Regrets.
A cette colère s'ajoute la réflexion , pas forcément positive. On se demande si tout ça n'était pas qu'un rêve. Si on a pas juste complètement extrapolé cette histoire. Si de son côté, le côté de l'homme, c'est purement platonique et qu'il n'a rien remarqué. Et après, on se dit que NON, on n'a rien inventé, on n'est pas fou, il s'est passé quelque chose! L'intimité ne s'invente pas! Alors oui, certes, nous n'étions pas seuls. La pression sociale des autres est forcément dissuasive et vous empêche souvent de faire ce dont vous avez envie. La preuve en est que j'avais envie d'aller vers lui. De recréer ces moments d'intimité. Mais les autres... Impossible. Regrets.

Oui mais pourquoi est ce que j'attends quelque chose de quelqu'un qu'au fond, je ne connais pas ? Pourquoi ais je cette attirance vers un inconnu? Pourquoi je m'attache à ces sans-lendemain? Je n'arrive pas à me l'ôter de la tête. Je deviens jalouse. J'ai peur. Je crains d'être érotomane , bizarre, une fille étrange aux idées folles. Je doute de moi, car je doute de lui. Ou est ce le contraire ? Regrets.

J'hésite à lui envoyer un message. Juste un. Juste pour lui demander, me fixer, être sure, vous voyez? Lui demander d'une manière générale, quel était son comportement, son avis à mon égard.  Je ne veux pas forcément envoyer un message pour qu'il se passe un truc par la suite. Non , plutôt un message pour comprendre et me faire avancer. Pour savoir si je deviens complètement folle , si mon esprit a décidé de se tirer la malle ou si c'est juste une incompréhension totale. J'aimerais qu'il me réponde, m'indique ce que lui a pensé de toi ça. Si , tout comme moi c'est par peur du regard des autres qu'il n'a rien tenté... Oui mais pourquoi m'a t il pratiquement ignore ? J'ai envie de lui demander. Pourquoi faire comme si je n'étais pas là? 
J'ai envie de lui écrire, dois je le faire?
A qui en parler?


Je crois que, ce qui transparaît au final, c'est mon manque de communication. J'ai besoin de tout avouer. De me vider. C'est une pensée vraiment paradoxale. Je me sens déjà vide pourtant... Mais en réalité c'est un vide particulier. Un Vide d'amour et de sentiments positifs. Au fond, je suis remplie. Oui remplie, mais de remords, de regrets et de déception. Ça, c'est certain. Et c'est bien la seule chose dont je sois certaine...




PS : et c'est marrant la vie. j'écoute un album des lilly wood & the prick depuis 2 ans, ("The Fight"), et je n'avais jamais remarqué une de leur chanson avant hier : "No Mark" . Sur un coup de tête j'ai décidé de réécouter leur album avant hier et bim je tombe sur cette pépite. Pas vraiment une pépite en fait mais juste une chanson qui m'arrache le cœur et l'esprit par sa véracité, par sa corrélation avec mon état. J'aurais pu écrire cette chanson. J'aurais pu vraiment écrire cette chanson. 
Je vous laisse un extrait des paroles : 


Last October by the sea or the ocean, I don't really remember.
But anyway I met this guy, and we played cards.
I didn't really like him at first, I thought he was so pretentious.
But I was wrong and I realize that now.
You know how crazy it is when you meet someone
And you spend a few hours with them 
And you never really recover from it?
You get real mad at yourself and real mad at them too.
Then it's gone and you wonder if it is hate or love
But it can't be hate or love cause I don't even know the guy.

He loved me with no mark no mark

Then last January I met this first guy's best friend
And we listened to music for hours.
You know how crazy it is when you meet someone
And it feels like you've known them forever.
You get really excited and start expecting things
And you realize you're on your own
Cause the guy is lost and you're pretty lost too.
Then it's all gone and you regret meeting both of them.
I think if you expect too much of things and people in general
You can only be disappointed.

He loved me with no mark no mark

I want you to mark me right now

mercredi 20 août 2014

De la solitude à l'introspection (en passant par la télévision)

Photo


Atteinte du point de non-retour. A partir d'aujourd'hui j'erre en silence.
Rien de particulier pour activer cet état. Seulement la solitude qui depuis 1 semaine me hante. Elle m'accompagne depuis bien plus longtemps, mais d'habitude c'est une solitude entourée. Je pense la solitude, mais je ne suis pas seule. 
Aujourd'hui c'est une solitude mentale ET physique. Je me sens seule et je suis seule. 
Je rentre chez moi, le vide. La TV, pourtant objet de répulsion personnelle, devient ma compagne. Elle est ainsi mon acolyte dans ces heures sombres. 
Relation d'amour et de haine avec la solitude... J'aime ma liberté, mon indépendance, soit ma solitude ponctuelle. Je hais mon isolationnisme, mon vide mental, ma solitude à rallonge. 
Je veux me (ré) entourer. Et pourtant j'ai l'impression qu'il est trop tard. Prise de conscience tardive qui me bouscule. Cela me trouble et je vacille.
Je trébuche sur les "inachevés" de ma vie.
Seule , l'introspection prend toute son envergure. Elle devient une obsession. En tête à tête avec soi-même dit on. Oui, c'est cela. Je me retrouve face à mes peurs, mes regrets, mes remords, mes envies inassouvies, mes passions frustrées... Je me retrouve avec cette immense iceberg que je veux cacher. Il refait surface, insubmersible. Comment le noyer à jamais? La solution est (peut-être) de déterminer chacune de ses parties, de les analyser et de les exterminer une à une. La solution est donc l'affrontement.
Pas de fumée sans feu. Pas d'épuration sans violence. 

Voilà donc ma torpeur, cette solitude latente qui s'immisce partout et qui me pousse à bout / au bout... 

.


mercredi 13 août 2014

Pensées décousues : évasion, objectifs et faim.

J'ai faim. J'ai siiiiiiiiiii faim.
De pleins de choses. Surtout d'aventure.



J'ai faim de lecture, de films, de culture, d'évasion, de voyages et de rencontres. J'ai faim d'envolée lyrique et de repas gastronomique. J'ai envie de courir au bord de l'eau à en perdre haleine et j'ai envie de rester blottie au fond de mon lit. 
Je rêve de traverser l'atlantique, partir voir la grande Amérique. De prendre mon sac à dos et de marcher errer sentir la nouveauté. Voir des endroits incroyables, d'une beauté exceptionnelle et d'un dépaysement total. Je veux sauter dans l'inconnu, mais un inconnu prévisible. Un inconnu en terme d'expérience mais totalement préparé et appréhendé. 
Le fait d'être assise sur une chaise en face d'un ordinateur environ 10h par jour aide à avoir ce genre de réflexion et d'envie. 
Regarder l'heure toutes les 2 minutes vous fait prendre conscience de la longueur des tâches inutiles et inintéressantes. Vous vous rendez compte que votre activité vous est totalement étrangère. Vous n'appartenez pas à ce que vous faites mais au temps et à l'objectif lié à la fin de cette activité. 
Par exemple, prenons mon cas. 
Il est 17h48 précisément.Je sais que dans exactement 1h, je serais sur le quai et je monterai dans le rer. Je le sais et c'est mon objectif. Tout ce que je vais faire durant cette heure sera futilité et comblera mon attente. Alors j'ai faim. J'ai faim durant cette attente car je m'ennui. Je n'ai rien d'autres à faire que de penser à tout ce que j'aimerai faire mais que je ne peux pas faire, là, assise derrière mon bureau. 

J'essaie de planifier les jours à venir pour me donner des objectifs en dehors du boulot. Me dire que je construis quelque chose malgré ces 10h quotidiennes qui me bouffent l'esprit, la joie et la motivation.  Je trouve cette situation horrible. 



mardi 5 août 2014

Les belles idées inactives

Smoking kills. It still looks great on pictures though


1.2.3.4. C'est la mort 5.6.7.8. En août, personne au bureau, c'est Waterloo mort de plaine. 9.10.11.12. Help.

A mesure que mon stage m'ennuie, j'essaie de trouver ce qui m'excite. Je cherche quel boulot , quel domaine, entreprise, poste etc... pourrait être PLUS intéressant que là où je suis actuellement. 

Je suis un pur produit de la jeunesse actuelle...

Jeunesse paumée qui sait ce qu'elle NE veut PAS mais pas ce qu'elle veut. Jeunesse indécise, capricieuse, critique et maussade. Une jeunesse qui vit dans le "vintage" bien heureux, le vintage de la folie, des années d'opulence. Une jeunesse perdue dans la "globalité". Qui au lieu d'errer dans les rues comme le faisaient ses grands-parents, erre sur le Net en quête de pseudos occupations. 

Je fais partie de cette génération pleine d'ambition, d'envie, de fausse motivation. Celle qui préfère "pinter" sur Pinterest des choses qu'elles voudraient faire, plutôt que de réellement  les accomplir. 
J'appelle cette jeunesse: la génération des belles idées inactives. Elle fait croire qu'elle veut révolutionner le monde, qu'avec elle, la société de demain sera meilleure en étant tout SAUF ce qui existe déjà. Elle a pour moi d'ordre l'innovation. Elle crache sur les erreurs passées, sur un système qui ne lui correspond pas.  
Mais elle est bourrée de paradoxe. Vous me direz que c'est une partie de la définition de la jeunesse, être composée de tout et son contraire. Mais je pense que cet état atteint son paroxysme. 
L'indécision est grandissante. On fait semblant d'agir, on agit sur le virtuel, mais qu'est ce qu'on a le soir? sinon deux bras deux jambes et un lit, vide ? 

Je fais partie de cette génération dont je parle. 
Mon futur est un putain de chemin broussailleux encore inexploré. 
Je n'ai jamais su ce que je voulais. J'ai toujours été ce genre d'enfant qui a une obsession, qui dure entre 2 heures et 1 an mais qui reste éphémère. Vétérinaire, Exploratrice, Pilote d'avion de chasse, Diplomate, Agent des renseignements, Graphiste, Economiste... Rien.  Voilà une liste non exhaustive de tous les métiers que j'ai voulu un temps exercé. Passé le bac j'ai suivi la voie de tous ceux dans mon cas, des paumés de l'existence qui se démerdent pas trop mal à l'école, qui ont entendu parler des nombreux débouchés des fameuses "grandes écoles" et qui se disent pourquoi pas puisqu'on ne me propose rien de mieux... , bref j'ai fais une classe prépa. Bilan : 2 ans d'apprentissage acharné pour intégré une "école supérieure de commerce". Et je ne savais toujours pas ce que je voulais faire.
Aujourd'hui, je ne suis pas plus avancée. L'école ne m'a rien appris, seulement à compter sur moi même, et que les idéaux sont à jeter au placard. Génial. 12,000€ l'année pour avoir une ligne en gras sur un CV mais absolument aucune adresse où l'envoyer. Miracle de l'innovation éducative. j'aurai aimé inventer ce système, la poule aux œufs d'or, la machine à créer des errants comme moi en fait. 
Mais je laisse ma rancœur envers le système éducatif à d'autres jours. 
Je vois vers l'avant, et la vue est actuellement obstruée. 
Mon stage m'ennuie à mourir. Je déteste tout, je déteste être derrière mon bureau, la gueule devant le pc toute la journée, les yeux explosés en fin de journée et le dos en compote à cause de ces chaises pourries. Je déteste lever la tête et voir toute cette armée de clones, avec la même position, identique à la mienne. Je déteste de pas voir l'objet de mon travail. Ne pas être maître de ce que je fais, être dans l'attente de la validation d'un tel, de l'appuie de machin et enfin de l'accord de truc. Je déteste ces processus. Je déteste mon poste, mon inactivité, ma clandestinité. Je déteste ce que je vends, ou ce que j'essaie de vendre plutôt. Je déteste la perspective des 5 mois à venir, puis des 4 autres. Je déteste me sentir inutile. Je déteste détester, critiquer et être amère. 
J'aimerai aimer ce que je fais. Être pro active, être à fond dans mon travail, KIFFER ma life ! J'aimerai être fière, être heureuse et contente du produit de ma journée. Me dire "c'est moi qui l'ai fait". Être complètement autocentrée . Je m'en carre. J'aimerai découvrir ce qui me motive, me fait avancer, me pousse à me dépasser, ce pour quoi j'ai envie de me tailler les veines, ce pour quoi je ferai des pieds et des poings... J'aimerai être enjouer en me levant le matin, en discutant avec mes amis, ma famille. J'aimerai qu'enfin je me pose, je trouve mon leit motiv, qu'un élément déclencheur me montre ce pour quoi je suis faite. 
J'aimerai beaucoup de chose. Mais, surtout, j'aimerai enlever toute détestation. 

Ouai, en fait, je vais VRAIMENT partie de cette putain de jeunesse des belles idées... inactives. J'écris ce qui me fait chier mais je fais rien pour changer. 

vendredi 1 août 2014

Déprime weekendale

rainy days

Hello c'est vendredi !

Que la semaine est passée vite ! Je n'arrive pas à croire que nous soyons déjà vendredi... J'ai l'impression d'avoir achevé mon dimanche hier soir !
Je ne vais pas me plaindre... loin de là. J'accueille le WE avec joie. En général. Car ce vendredi, je ne suis pas d'humeur particulièrement joviale. Pas de plans précis, ou du moins de plans exaltant pour ces 2 jours qui arrivent. Pas de party, pas de grosses sorties, pas d'events de OUF. Juste des idées comme ça, des déjeuners à organiser.. bref rien de 1) palpitant 2) motivant.
Je vous l'ai déjà dit, je déteste ne rien faire, et encore plus le week end. Je suis donc dans un état de pré-déprime-weekendale (invention de mot abracadabrantesque qui cependant d'écrit parfaitement la situation).

Allez, ciao bye bye, j'me tire de cet environnement déprimant.

lundi 28 juillet 2014

Comme un lundi

Margaret Bourke -White Workers at American Woolen Co. 1935 by dovima_is_devine_II, via Flickr




Lundi...........................
Il est bientôt 15h, je m'endors sur mon clavier.
Dur de se remettre d'un weekend riche en émotions. Je ne suis pas partie, non non non. 
Je suis restée sur Paris. Mais ce fût comme une escapade. 
J'adore ce genre de we où l'on sent que l'on a fait quelque chose, où même le dimanche a été constructif. Enfin, constructif n'est pas le mot, je dirais plutôt actif. 
Un dimanche dehors, un dimanche hors de son lit. Voilà un dimanche réussi.
Bruncher en pique-nique, se balader dans le Marais et manger une glace, se poser dans un parc en écoutant les airs de jazz joués par une bande juste à côté... et finir sa journée au cinéma, pour décompresser, pour s'évader une dernière fois avant la lourde semaine de travail à venir.




Je dis lourde semaine de travail mais je reste toujours aussi peu productive. En effet, j'ai l'impression d'aller trop vite dans les tâches qu'ils me donnent. Je ne me balance pas des fleurs. Mais j'ai l'impression qu'ils triplent le temps nécessaire pour accomplir une tâche. Ils aiment également ne pas préciser la mission à accomplir. Ne pas donner toutes les informations, histoire que l'on se casse les dents sur des choses extrêmement futiles mais essentielles à l'accomplissement de notre travail. C'est l'heure logique d'inculcation de la connaissance. Je suis pour l'apprentissage par la pratique mais cela dépasse mon entendement lorsque l'on prône des valeurs d'efficacité et de réussite. 
Par exemple, j'ai 4 tâches à faire pour dans 1 mois, 2 m'ont été données vendredi et 2 ce matin. J'en ai déjà fini 3 et entamée la dernière... Sérieusement, suis je complètement à la masse sur leurs manières de travailler? de prendre les choses en compte? Parce qu'entre 2 jours et 1 mois il y a quand même un gap intersidéral. Mes collègues ont toujours l'air d'être occupés... du coup je me demande si ce n'est pas moi le problème..
Le pire est que, le peu que je fais me donne l'impression de n'être que du vent. De la fumée. Je me sens comme l'ouvrier aliéné par son travail, l'ouvrier déconnecté de l'aboutissement de sa tâche... 
Et me voilà parlant d'ouvrier, d'aliénation, d'incompréhension de la direction... me voilà tombant dans une révolte prolétarienne au milieu d'une entreprise vantant capitalisme et réussite personnelle.... 


Comme un lundi, je refais le monde, j'enfonce des portes fermées parce que j'ai l'impression d'avoir l'esprit clair après 2 jours off. J'ai l'impression que le we a "lavé" tous les échecs et qu'il est désormais possible de repartir sur de nouvelles bases... Le réveil est dur. 
Il est 15h07, ma parenthèse est terminée.

Plus que 5 jours.... !

jeudi 24 juillet 2014

Pamphlet du jeudi

A great recipe for Sauteed French Green Beans with Toasted Almonds.  Although, if you want an easier version- I have been making mine like this for years with just frozen slender green beans simply sauteed in butter with the almonds.
Jeudi, jour de toutes les émotions. Matin chagrin, midi gentil, aprem extrême. Jeudi, trop tard pour le début, trop tôt pour la fin. Jeudi, jour où le week end s'approche vitesse grand V mais reste flou. L'angoisse de ne pas savoir ce que l'on fera dans 2 jours se fait présente. On commence à jeter des hameçons un peu partout, à fouiner sur la vaste toile... tout ça pour trouver THE thing to do. La thing qui te fera paraître nabab le lundi matin. 
Le jeudi c'est les préparatifs, c'est la pré-excitation du vendredi. Et c'est  pour ça que j'adore ce jour. Un jour bâtard qui réussit à être plaisant. Qui commence par un "pfff encore 2 jours à tirer" et qui finit par un "demain c'est vendredi :-)". 
Le jeudi c'est notre deadline intérieure pour le boulot. "allez je boucle ce qui est urgent/important jeudi, je laisse les broutilles pour le vendredi, comme ça  je serai tranquille". Le jeudi, sauveur du stress, assistant zenitude depuis toujours.
Jeudi étudiant, jeudi soirée. jeudi de pont. Je dis oui. 
Vive le jeudi.

xx

If you're reading this on a Thursday... Then tomorrow it is FRIDAY!!!

mercredi 23 juillet 2014

L'ennui, vice créatif.

Stage commencé depuis moins d'1 mois. Je me demande ce que je fais là. Peut être que c'est parce que mon maître de stage est en vacances depuis 2 semaines que j'ai vraiment l'impression de me la couler douce... Pourtant j'ai une "to-do-list" à faire en son absence. Je suis "sensée" avoir du boulot. Oui oui, je vous assure. Mais cette fameuse liste est aussi limpide que la Seine...
J'ai tout de même pas mal avancé sur les travaux que je devais faire...
Je ne me plains pas. Loin de là, je suis actuellement payée (certes payée comme une stagiaire mais payée!) à ne rien foutre, ou plutôt à faire le minimum syndical. Ce n'est pas ma faute. Pire, c'est même mon fardeau. De tempérament bosseuse (je ne me jette absolument aucune fleur, je déteste juste l'ennui), cette situation est un affront.
Pour tromper cet ennui Ô combien mortel, je vais écrire. Je vais vous faire partager toutes ces choses qui m'agace, dans mon stage, dans ma vie, dans la vie en générale. Je crois que ce sera un moyen d'exorciser. Certes je n'ai pas de travail en ce moment, mais je sens que cela va venir progressivement. Peut être que je n'aurai plus le temps de vous compter mes aventures, nous verrons. Enfin, pour l'instant, la question ne se pose pas... je me fais chier comme un rat mort (je ne trouve pas meilleure image pour décrire la situation).

Je lève les yeux : open space vide. Tout le monde est en réunion... Bien... Je pense que je vais aller me faire une pause (6ème de la journée, il est 15h, encore 3h30...)


xx